Je ne sais pas pourquoi je n’aime pas les cupcakes. Peut-être parce que c’est gras et sucré, mais surtout parce que ça se situe quelque part dans mon cerveau entre les bébés dans une feuille de chou, les chatons qui sortent d’une boite à chapeau ou encore les acrostiches.

Je concède que la chose est jolie à regarder et pourtant je trouve ça moche. C’est du joli-moche. A l’inverse, il y a des choses moches que je trouve jolies à regarder, comme une cheminée d’usine par exemple ou les bâtiments de type staliniens. C’est du moche-joli. Quand je regarde du joli-moche ou du moche-joli, mon cerveau fait immédiatement une traduction de l’esthétique pour y rajouter une couche sensible qui transforme le beau en laid et inversement. Pour moi, les cupcakes sont donc émotionnellement innaceptables (ça me fait pareil avec les photos d’Anne Geddes).

Aujourd’hui on va donc parler cupcakes mais pas que, on va surtout parler de la propension à décliner le cupcake à l’infini. On a connu le cupcake sucré qui est la base, certains l’ont proposé en version salé pour pouvoir le servir autrement qu’en dessert, et voici qu’arrive aujourd’hui le cupcake alcoolisé, à servir en apéritif ou à la place du trou normand ou encore en dessert alcoolisé.

Le caketail est une contraction de cupcake et de cocktail. Il s’agit principalement de proposer des versions avec alcool dans le gâteau mais aussi dans la crème au beurre. Plusieurs pâtisseries londoniennes ont exploité le filon avec des caketails comme La vie en rose (à la rose et au champagne rosé), Gee n’Tee (citron et gin) ou Blue Hawaian Tipple (Curaçao).

Je trouvais, à la limite, que les cupcakes faisaient bien l’affaire pour les petites filles mais ils vont dorénavant être interdits au moins de 18 ans. Toujours dans mon cerveau, ces caketails s’apparentent à une peluche avec un sexe énorme, ça me file des frissons.

Mais surtout je crains les prochaines invitations à des mariages où, à la place de la coupette de champagne, on va me servir un caketail. On savait que l’alcool faisait grossir, mais là ça va devenir une certitude !